Burn out : les 4 signaux qui doivent vous alerter

Vie pro et vie perso : comment trouver l’équilibre ?
15 novembre 2021
Offrez un cadeau Solidaire !
9 décembre 2021
 

Burn out : les 4 signaux qui doivent vous alerter 

Le bonheur en entreprise est devenu un sujet central et les sociétés et collectivités rivalisent de bonnes idées pour y parvenir. Pourtant, le nombre de burn out explose avec 490 000 cas d’épuisement professionnel par an, au point d’être le nouveau mal du siècle. Comment savoir si vous vivez un burn out ? Quels sont les quatre grands signaux qui doivent vous alerter ?

Signal n°1 : Un épuisement physique et moral

Se sentir fatigué(e) est fréquent. L’hiver n’est plus très loin, vous avez une vie bien remplie, vous n’avez pas pris de vacances depuis longtemps… Bref, rien d’inquiétant à avoir un petit passage à vide et à ressentir le besoin de recharger vos batteries.

Mais quand l’épuisement dure, le repos n’est plus une option, il est une nécessité. Le corps ne suit plus, vous avez l’impression d’être vide à l’intérieur et d’avoir besoin d’une pince crocodile pour démarrer votre batterie. Vous, qui auparavant étiez toujours le(la) premier(ère) à vous investir dans un dossier ou qui meniez une réunion tambour battant, vous restez désormais en retrait. Vous n’avez plus l’énergie de prendre les devants ou de vous investir. Vous n’avez plus la force d’avancer. Le burn out se remarque ainsi par une rupture nette avec votre enthousiasme passé. Vous avez beau essayer, vous n’y arrivez plus et l’isolement devient votre planche de salut pour ne pas sombrer davantage.

Signal n°2 : La mémoire et la concentration qui flanchent

Vous tentez de donner le meilleur de vous-même chaque jour, sans résultat. Les erreurs sont de plus en plus fréquentes, et ce qui pouvait passer pour un coup de fatigue a tendance à s’installer.

Votre hiérarchie vous explique le déroulement d’un projet ou de votre mission, mais vous avez tendance à vite décrocher, et à oublier la deadline qu’elle vous a fixée ou les données techniques transmises. Et face à ces difficultés de concentration, vous ne comprenez pas. Comment une personne aussi rigoureuse et impliquée que vous a-t-elle pu en arriver à perdre la mémoire ? Vous faites tout pour bien travailler, et malgré tout vous voyez bien que cela n’a plus d’effet et que votre efficacité vous a quitté(e). Et de là à perdre confiance en vous, la frontière est fine.

" Ce que l’âme ressent, le corps en parle... "

 

Signal n°3 : Les troubles psychosomatiques

Ce que l’âme ressent, le corps en parle. Si vous souffrez d’un burn out, vous pouvez tout faire pour le camoufler, pour garder la face au travail, votre corps, lui, aura besoin d’exprimer votre mal-être.

Les troubles du sommeil, les migraines, les crises d’angoisse, ou encore les douleurs dorsales sont autant de signes à ne pas négliger. Même s’ils vous gênent et vous font sentir que quelque chose ne va pas, ils ne sont ni plus ni moins une sonnette d’alarme. Votre épuisement professionnel a en effet besoin de s’exprimer pour être entendu, et quoi de mieux que les symptômes physiques ou psychologiques pour cela !

Aussi, même s’il est très complexe pour une personne qui souffre de burn out de lever le pied, ces signaux sont têtus et ils ne vous accorderont une trêve que si vous les acceptez. Guérir de l’épuisement professionnel demande un grand courage : celui d’être à votre écoute et d’accepter que vous avez besoin d’aide. En vous envoyant des messages, votre corps vous dit « stop » avant de perdre complètement pied.

Signal n°4 : Les émotions à fleur de peau

Par exemple si votre employeur vous demande d’améliorer le degré de précision de votre travail ou d’être plus souriant(e) avec les clients, en temps normal, vous accepterez sa remarque. Pas forcément de gaieté de cœur, mais vous savez qu’une telle observation sert à vous améliorer.

Si vous souffrez d’un burn out, cette même remarque n’aura pas le même impact. Vous vous sentez déjà coupable et n’avez plus confiance en vous, alors chaque reproche que l’on vous fait est vécu comme une atteinte personnelle. Les émotions remontent à la surface, vous rappellent votre incapacité de « bien » faire, et les pleurs ou la colère remplacent toute discussion. Nul besoin de vous en vouloir, vous êtes arrivé(e) à un stade où vous n’en pouvez plus d’avoir trop donné, où seule une pause salvatrice peut vous aider.

Entre fatigue passagère et épuisement professionnel, il n’est finalement pas toujours simple d’y voir clair. Se faire accompagner par un médecin est donc le premier pas pour identifier le burn out. Plus que jamais, vous allez devoir prendre soin de vous et vous écouter. Il va falloir accepter qu’être humain, c’est aussi avoir des moments où l’on se pause, où l’on réapprend à se connaître et à accueillir ses besoins sans se juger. Même si le burn out est une épreuve douloureuse, nous méritons tous le bonheur. Alors prenez le temps qu’il faut pour découvrir où il se cache et revenir plus fort(e).

Vos données sont en sécurité, à tout moment vous pouvez vous désinscrire.

Laisser un commentaire